Réponse :
Quand un enfant ou un adolescent fait des bonnes actions et qu'il en est heureux, il n'est pas bon que les parents l'en empêchent pour se concentrer sur ses études, car par cela vous lui faites sentir qu'il y a conflit entre les études et les bonnes actions et il peut en conclure que les bonnes actions "c'est bien" et que les études "c'est mauvais" car cela dérange les bonnes actions. Par exemple si pendant les vacances de Hanouka certains enfants vont en excursion mais au Talmud Thora on étudie normalement, il ne faut pas obliger l'enfant à aller au TT en ratant l'excursion car il en conclura qu'étudier au TT c'est mauvais car cela empêche de participer à certaines activités. Cela est encore plus vrai dans votre cas car votre fils ne va pas simplement en excursion mais il s'occupe de choses positives comme diriger des enfants et aider d'autres personnes. Mon conseil est tout d'abord de faire confiance à votre fils et de savoir que vous l'élevez et l'éduquez en sachant choisir ce qui est bien et que c'est ce qu'il fait (je sais qu'il est difficile pour des parents de voir leur petit enfant grandir et d'un seul coup lui confier le choix de la décision entre ce qui est bien et ce qui est mal). En lui faisant confiance, on peut aborder le sujet et lui montrer qu'il s'occupe de deux domaines différents qui sont tous deux importants mais qu'à son âge il faut plutôt se concentrer sur les études qu'il est très difficile de compléter plus tard. En revanche l'aide aux autres est un domaine qui nous accompagne tout au long de notre vie et on peut et "on doit" avoir des activités en ce sens à tout âge. Je suppose que si vous lui proposiez de réduire ses occupations plutôt que de les arrêter complètement, et de prendre plus de temps pour étudier, il y a de fortes chances pour qu'il accepte. Je souligne que ce ne doit être qu'une proposition et non une décision
En lui accordant votre confiance, vous lui montrez que vous le considérez comme un garçon responsable qui saura choisir la meilleure voie. C'est un grand bonheur pour un jeune de voir que ses parents le considèrent en adulte, et de cette façon il sera prêt à considérer votre proposition sérieusement sans la repousser automatiquement en disant que vous ne le comprenez pas. Bien entendu vous devez vous souvenir que vous devrez accepter ses décisions même si elles ne concordent pas avec vos propositions.
Traduit et adapté par Le Rav Nissim Atiyas - Directeur des institutions d'Elon Moré