Réponse :
Les relations belle-mère/belle-fille ont été un sujet de plaisanteries durant toutes les générations. Pourtant il n'y a vraiment pas de quoi rire surtout si vous dites que vous êtes sur le point de vous effondrer. En vérité vos relations avec votre belle-mère ne sont pas le problème, le vrai problème est le lien entre vous et votre mari.
"La jambe de ma femme nous fait mal" c'est ce qu'on a l'habitude de dire au nom du Rav Arié Lévine zatsal. Ce qui veut dire que quand il y a un problème chez la femme, le mari doit se sentir entièrement associé à son épouse. Il ne doit pas exister une situation où le mari dit à sa femme : "Moi je n'ai pas de problème avec ma mère c'est toi qui en a un," c'est pourquoi la première des choses est que votre mari participe à votre problème. Il est important que vous alliez consulter ensemble un conseiller conjugal pour que votre mari entende une autre personne faire le point de la situation et non pas seulement vous. Quand vous dites à votre mari que vous avez des difficultés et qu'il doit les supporter avec vous, il croit comprendre que vous êtes intéressée et que vous ne vous inquiétez que de vous-même. Cependant s'il entend cela d'un ou d'une conseiller/e, il sera plus réceptif. Après avoir passé avec réussite ce premier cap, vous pourrez vous occuper ensemble du problème "d'étouffement par amour" que vous ressentez de votre belle-mère. Vous devrez vous armer tous deux de beaucoup de patience car le chemin est long. Notre principe est qu'on ne doit pas dire aux parents ce qu'ils doivent faire, ils ont le droit de faire ce que leur cœur leur dicte et nous, les enfants, nous devons apprendre à accepter leur conduite et à bien réagir. Le deuxième principe est, que celui qui est biologiquement le plus proche sera celui qui mènera à la solution, dans votre cas, c'est donc votre mari qui doit mener l'affaire, c'est pourquoi il est tellement important qu'il soit pleinement associé. Donc quand votre belle-mère est chez vous, vous devez la laisser faire ce qu'elle veut, mais dès qu'elle s'en va, vous n'avez aucune obligation de continuer dans sa voie. Par exemple, si elle a changé l'ordre établi dans votre buffet ou dans votre armoire à linge, ou si elle change les photos de place, acceptez le avec patience en sachant que votre mari prend part à la difficulté endurée. Mais dès que votre belle mère a quitté votre maison, prenez le temps pour tout remettre dans l'ordre que vous désirez, bien entendu si le nouvel ordre vous plait, vous pouvez le garder, le principe étant que vous n'êtes pas obligés de faire tout ce que votre belle-mère voudrait. Et quand votre belle-mère reviendra et qu'elle verra que tout son travail est revenu au point de départ, elle posera surement des questions : qui a défait ce que j'avais fait et pourquoi ? Là il faut se souvenir des deux principes, d'abord que ce soit son fils qui lui réponde, ensuite il ne faut pas craindre ce moment, n'ayez pas peur de ce qu'il adviendra, comment se tenir honteux devant la réprimande de la Mère. Toutes ces idées sont négatives et pas justifiées. Vous avez le droit en tant que couple de décider de l'ordre de votre maison, au contraire, si quelqu'un doit se sentir mal à l'aise c'est votre belle-mère qui se mêle de vos affaires. Que doit dire votre mari ? Il n'a pas besoin de donner des explications, il dira simplement, "maman chérie, cela ne nous convenait pas c'est pourquoi nous avons tout remis comme c'était, si elle essaie de vous expliquer que sa façon est bien meilleure, ne discutez pas, souriez et dites lui qu'elle peut faire ce qu'elle veut. Si elle vous fait encore des changements dans votre ordre, recommencez aussi et remettez tout dans votre ordre à vous. A la troisième fois, elle aura compris toute seule qu'elle n'a aucune chance et sans disputes ou obligations, tout rentrera dans l'ordre.
Traduit et adapté par Le Rav Nissim Atiyas - Directeur des institutions d'Elon Moré