Réponse :
Il y a dans votre question plusieurs aspects qu'il faut isoler et traiter à part, pour ensuite faire le point qui vous amènera à la bonne décision. Le premier est bien entendu la parnassa, le gagne pain, chaque individu est tenu d'assurer à sa famille, les moyens d'existence. Le fait d'avoir été licencié ne doit pas vous faire paniquer et vous sentir en insécurité. La foi et la confiance doivent accompagner chaque étape de notre vie. Avec l'esprit tranquille il est plus facile de trouver un nouvel emploi. La tranquillité d'esprit nous aide d'une part dans le domaine spirituel : ainsi nous avons plus de chance de recevoir l'aide de D… pour trouver un emploi. D'autre part, dans les relations humaines : quand un employeur voit un homme tranquille et sûr de lui, il sent qu'il peut lui faire confiance et il a tendance à lui donner le travail demandé. Je vous encourage à continuer de chercher un emploi. Même une proposition qui n'est pas tout à fait de votre domaine doit être examinée car parfois un changement de direction est pour notre bien.
Le deuxième aspect de votre question est l'économie dans les dépenses. Votre femme a raison de dire qu'il faut réduire les dépenses. Cependant, elle mêle à cela le troisième point, qui est la fatigue due à sa grossesse. La solution qu'elle propose répond à ces deux besoins, mais en y réfléchissant on voit qu'il faut traiter ces deux points séparément. Même une personne qui a les moyens doit surveiller ses dépenses et se contenter de peu. La vertu d'économie, que nous enseigne le "Sentier de rectitude", ne s'adresse pas qu'aux pauvres qui doivent renoncer aux plaisirs de ce monde, mais principalement à ceux qui ont des moyens : eux aussi doivent se contenter du nécessaire et refuser le luxe et les plaisirs futiles. Faites donc votre calcul ensemble et voyez où vous pouvez économiser.
Quant à la question de vivre avec les parents, autrefois les familles vivaient toutes ensembles et cela représentait d'assez nombreux avantages. Mais cela était bien quand les parents connaissaient les limites entre l'aide et soutien; d'une part, et le tait de se mêler de leurs enfants, d'entrer dans leur vie intime. Il y a des parents intelligents et vertueux qui savent d'eux-mêmes se tracer les limites à ne pas dépasser et laisser les jeunes faire leur propre expérience, tomber et se relever tout seuls sans leur faire de remarques, car c'est de cette façon que nous progressons tous: ce sont les erreurs et les échecs qui apprennent aux jeunes à faire face et à réussir dans la vie. Mais la plupart des parents ne sont pas capables de résister : ils se font un devoir d'éduquer leur jeune famille. Etant donné que je ne connais pas les parents dont il est question, je vous conseille de bien peser votre décision. Pourtant, étant donné les difficultés de votre femme, vous pourrez décider d'aller vivre avec eux pour une période bien déterminée d'un mois ou deux. Cette décision donnera à votre femme de l'assurance pour l'entretien de la maison et de votre côté vous devrez en profiter pour vous mettre pleinement à la recherche d'un nouvel emploi. Décidez avec votre femme qu'après un mois de vie commune avec les parents (marquez une date sur le calendrier) vous devrez faire le point sur cette période et décider ensemble de la façon de continuer.
Traduit et adapté par Le Rav Nissim Atiyas - Directeur des institutions d'Elon Moré