Questions / réponses  |  Le 18-01-2011

Intervention des parents dans les disputes des enfants ?


Question : Nous avons des enfants en bonne santé, D'- merci, pleins d'énergie. Mais ils se disputent pour des futilités, et souvent en arrivent aux coups.
Nous intervenons pour les séparer, mais ces disputent se répètent. Nous avons entendu parler de méthodes, prônant la "non-ingérence" mais cela nous paraît être une méthode un peu trop libérale, ne convenant pas à la voie de la Torah.
Qu'en pensez-vous ?

Réponse :

"Les enfants c'est une joie, Les enfants c'est une bénédiction", dit la chanson. Il faut investir beaucoup et beaucoup de patience afin de diriger cette énergie enfantine vers les bonnes voies. La façon de pensée des enfants est différente de celle des adultes. Lorsque des enfants se querellent nous, les adultes, nous devons analyser les faits en profondeur et décider de la façon dont nous devons réagir.
En général, les interventions des parents se font à différents niveaux : certains optent pour la séparation physique: renvoyer chacun dans sa chambre et espérer que cette mesure va mettre fin à la "bataille". D'autres chercheront à savoir pourquoi la dispute a éclaté, qui a tort, qui a raison et tenteront de mettre de l'ordre. Il semble que ceci est votre façon d'agir mais il s'avère qu'elle n'empêche pas la répétition des querelles.
Je vous propose de vous poser la question suivante : pourquoi avez-vous tendance à les séparer? La réponse est claire: vous craignez que sans votre intervention, la situation s'aggrave et que l'un des enfants cause des dommages physiques à l'autre,
D'- nous en préserve. Le bon sens nous dicte que l'obligation de mettre de l'ordre au foyer incombe aux parents. En analysant cette pensée on en déduit que ce sentiment relève d'un manque de confiance envers les enfants. Nous les adultes, nous connaissons les limites, savons faire la distinction entre ce qui est permis et ce qui est défendu, mais l'enfant, lui, ne sait pas encore faire cette distinction. Parfois même s'il voit son frère se plaindre et crier de douleur, il ne cesse pas pour autant de le frapper. Mettons cette pensée au clair : il est certain que les enfants s'aiment les uns les autres et ne veulent en aucun cas se faire du mal l'un à l'autre. Nous le constatons nous-mêmes : lorsqu'un frère tombe et se fait mal, les autres se précipitent à son secours, le consolent, l'aident et se soucient de lui. Alors pourquoi se battent-ils à la maison ? Tout simplement parce qu'ils en tirent un grand intérêt en entraînant leurs parents à intervenir, c'est là le vrai but de leurs disputes : attirer l'attention, même en l'acquérant d'une façon négative et ils l'obtiennent.

La meilleure solution est de donner toute votre confiance aux enfants. Soyez convaincus qu'ils s'aiment et se soucient les uns des autres. La jalousie n'est pas innée, c'est un trait de caractère que les enfants apprennent des adultes. Dans le fond, les enfants ne souffrent pas de cette "maladie", si nous ne les contaminons pas. Une fois notre confiance en eux rétablie, nous pouvons leur dire avant, après ou pendant qu'ils se disputent : "Chers enfants, nous sommes certains que vous saurez régler vos querelles sans coups ni cris" En les imprégnant de votre conviction qu'ils ont un bon fond et qu'ils sont capables d'endosser leurs responsabilités, vous pouvez, en toute tranquillité cesser d'intervenir dans leurs disputes. Bien entendu, s'il y a danger les parents auront le devoir d'écarter celui-ci. Mais dans des querelles banales, soyez courageux et remettez toute la responsabilité sur vos enfants n'intervenez pas et ne les séparez pas, faites-leur confiance! En adoptant cette attitude, à la longue, ces disputes cesseront.

....:::::  Plan du site  |   |  Contactez-nous   ::::....