Réponse :
Définitions et limites, comment et quand appliquer l'un ou l'autre, est la Question qui préoccupe toute notre existence.
Une légende d'enfant sur "HOUCHAM, (le Dj'ha israëlien) raconte que ce dernier assiste à un mariage. Ne sachant que faire en la circonstance, se rappelle que sa maman lui a enseigné qu'en présence d'une grande foule, il suffisait de dire à haute voix "mazal tov, mazal tov".
Un autre jour Houcham se trouve à des funérailles, que D' préserve. Voici une grande foule, se dit-il et il proclame à haute voix: "mazal tov, mazal tov". Cette légende illustre l'importance de la précision aux circonstances qui détermineront quel principe adopter.
Premier éclaircissement :
L'amour n'est pas un moyen, l'amour est constant, perpétuel. L'amour des parents aux enfants ne change jamais, de même l'amour d'Hachem à son peuple, même si celui-ci faute, ne s'annule pas. "D'- réprimande ceux qu'Il aime"
Lorsque nous punissons un enfant, nous le faisons par amour.
Deuxième éclaircissement :
Dans tous les domaines, et d'une façon générale, les parents restent les seuls responsables de leurs enfants.
La maman assure les repas, car il est impensable que chaque enfant prépare son mets.
Il en est de même pour la lessive, etc…. Par contre, le nettoyage et l'ordre de sa chambre peuvent lui incomber dès l'âge où il est en mesure de le faire.
Une règle fondamentale à ne pas oublier : la responsabilité des parents est justement de la transmettre.
Troisième éclaircissement :
Quand transmettre la responsabilité ? Lorsque l'enfant en acquiert l'aptitude et la nécessité, c'est-à-dire, la maman lui donne la possibilité d'assumer.
Par exemple un enfant qui n'a pas envie de faire ses devoirs et incite ses parents à l'aider. Là il peut et doit les faire tout seul, la responsabilité lui incombe, ce qui ne contredit pas le degré d'amour.
Donc, lui transmettre la responsabilité avec beaucoup d'amour.
S'il se fait gronder pour ne pas avoir accompli sa tâche il en assumera les conséquences.
Comment mettre cela en pratique ? Si l'enfant prétend qu'il ne peut remplir sa tâche sous nombre de prétextes, surtout ne pas le réprimander ni lui affirmer avec force qu'il se débrouille. Bien au contraire, il convient de l'étreindre, l'encourager avec gentillesse mais aussi avec fermeté en lui assurant qu'il en est capable. Tout ceci ne peut se faire que si nous avons entièrement confiance en la capacité de l'enfant. Ce qui est fondamental dans la transmission de la responsabilité.
Devons-nous le responsabiliser pour la préparation de ses repas, de sa lessive? La réponse est : même s'il en est capable, il n'a pas à le faire.
En d'autres termes, qu'il sache le faire est appréciable, mais cela n'entre pas dans le domaine de l'éducation.
Voilà les trois principes, et maintenant revenons à votre question.
Un enfant qui relate un récit qui l'a apeuré, peut être un récit réel mais aussi celui du fruit de son imagination afin d'attirer sur lui toute l'attention.
Posons-nous la question : "comment voudrais-je que l'on réagisse à mon égard si j'avais subi un évènement effrayant. Chacun de nous a besoin de réconfort, d'une bonne parole, de compassion…. Ainsi nous questionnerons l'enfant sur les détails de cet évènement afin d'en déterminer la cause de ce récit et ceci avec amour et compassion.
Si on en conclut qu'il s'agit d'un récit réel, on le réconforte, l'encourage. Si ce n'est que le fruit de son imagination, cela exprime souvent besoin particulier d'attention. Nous lui faisons alors prendre ses responsabilités. Par exemple, s'il raconte qu'un chien l'a poursuivi, nous lui répondrons qu'il est grand et fort et capable de surmonter cette peur et l'entourer d'une attention positive, une d'une étreinte chaleureuse.
C'est ainsi que nous préservons l'amour, même dans un récit imaginatif. L'essentiel étant de rester empathiques dans nos paroles et nos étreintes, et éviter les remarques négatives.