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Le noyeau Thoranique de Ramlé



Actualités > Le noyeau Thoranique de Ramlé


Elon More Ces dernières années, nous assistons à la recrudescence de noyaux thoraniques. Il s'agit de groupes de familles religieuses qui un peu partout dans le pays s'installent ensemble et surtout dans les villes de développement dans le but de propager la Thora parmi les habitants.

Il y a environ six ans un de ces noyaux avait fait un essai à Ramlé mais les difficultés rencontrées dans cette ville où des quartiers entiers sont habités par des arabes et où la situation socio-économique est des plus faibles par rapport à l'ensemble du Pays et où, même au niveau éducatif la situation n'est pas brillante (à peine la moitié des élèves réussissent au bac), ont incité la plupart des familles à repartir.

C'est à ce moment qu'entrent en scène les Institutions d'Elon-Moré avec à leur tête le Rav Eliakim Levanon qui décide de relever le défi en envoyant des familles d'Elon Moré pour fortifier le noyau existant. Le Rav lui-même se rend sur place régulièrement pour des cours hebdomadaires au kollel ainsi que pour conseiller et guider ses élèves sur l'élargissement des activités dans la ville.

Dix familles sont déjà sur place et pour bien comprendre leur travail nous sommes allés les voir et interroger deux familles, la famille Goldstein qui se trouve à Ramlé depuis deux ans et la famille Israéli qui vient de s'y installer.

- Premièrement et pour que nos lecteurs nous comprennent, que signifie un noyau thoranique ?
- Boaz Goldchtein : Le noyau est un groupe de familles qui s'installe dans une ville dans le but de créer des activités qui influenceront certains domaines. Le noyau de Ramlé comme d'autres noyaux thoraniques opère surtout dans le domaine des rapprochements, les familles travaillent surtout dans tout ce qui est lié au judaïsme dans les écoles, les Synagogues, associations charitables etc...

- Y a-t-il un Centre depuis lequel le noyau travaille ?
- B.G : En fait Le kollel est le Centre spirituel du garine (noyau) une bonne partie des hommes y étudie à temps complet, il y a sur place les prières et les cours et c'est de là qu'on prépare les activités qui se font en ville.

- Pourquoi venir ici et quitter un Ychouv thoranique où toutes les institutions dont vous avez besoin sont sur place avec l'ambiance et la société qui vous conviennent beaucoup mieux ?
- B.G : A Elon Moré nous avons appris et reçu énormément et nous avons senti qu'il était de notre devoir d'aller au devant des autres pour essayer de leur faire partager tout ce que nous avons emmagasiné et aujourd'hui après deux ans de volontariat, nous sommes heureux d'avoir pris cette décision et nous sentons que nous avons un but important et merveilleux dans la vie.
- Yossi Israéli : En vérité nous n'avions pas pensé à ça pour l'immédiat, mais quand le Rav en a parlé devant les élèves de la Yéchiva en expliquant l'importance qu'il y avait à aller aux devant des autres et de ce que nous avions à leur apporter, nous avons pris la décision d'y aller aussi.

- Quelles sortes d'activités existent aujourd'hui dans la ville et quels sont vos projets futurs ?
- En fait l'activité principale est l'existence du Kollel qui était en difficultés cette dernière année puisqu'il ne restait plus que quatre étudiants mais grâce à D.. il y a eu un renfort significatif avec la venue d'Elon Moré. En plus de cela et grâce aux enseignants du garine, le pré-lycée religieux qui était sur le point de fermer a été renforcé et on œuvre pour inciter les enfants de l'école publique à continuer vers ce lycée. Ceci est possible grâce aux activités qui ont lieu l'après midi et le vendredi et les sorties organisées tout au long de l'année. Nous espérons arriver à ouvrir un Lycée Yéchiva où les élèves pourront continuer leurs études. Pour nous, l'éducation religieuse commence à la maternelle et nous avons deux gan thoraniques qui sont entièrement remplis. Près des bureaux du garine, il existe une bibliothèque qui prête des livres à caractère juif pour adultes et enfants. Une autre action qui prend beaucoup d'ampleur est la Midracha qui arrive à toucher près d'un millier d'élèves par des leçons de judaïsme dans les écoles.
- Yossi Israéli : Le but essentiel de notre déménagement est de renforcer et d'agrandir le kollel pour qu'il devienne le Centre spirituel de la ville et qu'il comprenne une Yéchiva et d'autres institutions thoraniques, comme à Elon-Moré où il y a des institutions dans tous les domaines et pour tout âge. C'est pour ça que nous sommes là.

- Qu'elle est votre occupation et de quoi vivez-vous ?
- Y.I. : J'étudie au kollel et l'après midi je travaille comme responsable du programme d'étude de la hallakha (lois juives).
- Meirav Israéli : et moi je centralise les actions sociales de l'association Paamonimes (organisme qui aide les familles à gérer leur budjet) , chose qui n'existait pas jusqu'à présent à Ramlé. En fait je crée de toutes pièces cet organisme sur place dans le but d'aider les familles en difficultés, comme cela se fait dans tout le pays. En plus je travaille dans un projet éducatif du garine qui aide les jeunes en difficulté scolaire.
- B.G : Moi aussi j'étudie au kollel et en plus j'enseigne dans un des gan thoranique tous les matins.

- Yossi et Meirav Israéli, vous êtes là depuis peu de temps, comment avez-vous ressenti votre installation ici ?
- Yossi : Au début j'avais beaucoup de crainte en me retrouvant dans une ville où on profane le Chabbat, où on ne s'habille pas avec décence etc…je n'avais pas été habitué à ça à Elon Moré. Mais petit à petit je me suis fait à l'idée que c'est la situation actuelle de notre Peuple et que nous sommes là, justement, pour essayer de corriger.

- Et comment vos enfants réagissent-ils à ces changements ?
- M.I. : Au début nous avions de fortes craintes mais à notre grande joie, les enfants s'habituent vite à leur nouvelle situation, nous les sortons au jardin en même temps que les autres enfants du garine, nous invitons leurs amis les après midi et le Chabbat, de cette façon ils se font vite des amis et ils ne ressentent aucun manque.

- Où et avec qui vos enfants étudient-ils?
- B.G : Le garine a ouvert un gan thoranique et la demande a été si forte que nous avons été obligés d'en ouvrir un deuxième qui est déjà plein. Environ un tiers des enfants font partie du garine et les autres proviennent de familles religieuses ou traditionalistes de la ville.

- Est-ce que le fait que la ville soit une ville mixte change quelque chose dans la vie de tous les jours ?
- M.I. : Les arabes habitent dans des quartiers séparés et quelques uns habitent parmi les juifs mais en général cela ne se ressent pas trop.

- Boaz, après deux ans d'habitation sur place, pouvez-vous déjà entrevoir les fruits de votre labeur ? Est-ce que les autorités des diverses institutions sur place vous soutiennent dans vos actions ?
- B.G : Je peux vous donner des tas d'exemples où après avoir eu un rapport quelconque comme une activité ou la préparation à une Bar-mitzva, les gens sont restés en rapport et continuent de leur propre chef à nous fréquenter, à venir régulièrement aux offices ou aux cours. Il est important aussi de mentionner qu'à la mairie, surtout dans la section éducative, on nous encourage et on est très satisfaits de nos actions.


 
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